Sous le soleil de Mexico

3 mai 2017 14:34 | Par Safarilogo

Voilà déjà presque 6 mois que je voyage à travers le Mexique. C'est un pays où il y a énormément de choses différentes et intéressantes à voir. Mais si je devais résumé ce pays en un mot, je dirai: « couleurs ». Oui, les couleurs sont vraiment partout au Mexique: dans les vêtements, l'artisanat, sur les façades des bâtiments, les paysages naturels, même les plats que l'on vous sert dans les restaurants sont toujours très colorés. Le Mexique possède certaines des villes les plus colorées au monde. Plusieurs d'entre elles sont d'ailleurs classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

Une des fêtes les plus importantes au Mexique et la fête du Jour des morts (Día de los Muertos). Contrairement à chez nous, cette fête revêt ici un caractère très festif et coloré. Il existe même tout un tas de petites figurines très caractéristiques que l'on appelle des « calaveras » et dont l'objectif est de se moquer de la mort au travers de crânes et de squelettes très joliment décorés, que l'on trouve un peu partout durant cette fête. Cependant, elles sont également très représentatives de la culture mexicaine en général et tout au long de l'année. Ces figurines sont utilisées en guise de décoration, mais il existe aussi des calaveritas en sucre, ou en chocolat, qui sont donc des crânes décorés, et comestibles.

Frida Kahlo, l'une des artistes mexicaines les plus célèbres, a dit un jour: « Que serait mon pays sans couleur ! ». Voici quelques photos, pour le régal des yeux, qui montrent bien qu'elle ne se trompait pas.


Gaffes, bévues et boulettes

12 mars 2017 13:35 | Par Safarilogo

Il vous est sûrement arrivé de faire des erreurs au boulot. Le monde du design a, comme tous les métiers, sont lots de gaffes et de bévues.

En début d'année, l'Express – supplément gratuit du journal américain le Washington Post – a réalisé une couverture qui a fait parler d'elle. L'image principale devait imager la marche des manifestants à Washington au lendemain de l'investiture de Donald Trump pour défendre les droits des femmes. Mais oups ! une énorme erreur s'est glissée dans le visuel pleine page: au lieu de présenter le symbole de la féminité, c'est le symbole masculin qui est apparu ! Les fous rires et l'avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux ont mis la rédaction dans un terrible embarras. Excellente réaction néanmoins: retrait immédiat de la page, excuses publiques et rectification de la couverture pour la version en ligne du supplément.

Vous trouverez ci-dessous la couverture de l'Express erronée et quelques autres exemples de boulettes que je trouve marrantes.

En haut à gauche: Couverture du Washington Post Express erronée.
En haut à droite: Bien sûr, être designer de vêtements ne veut pas forcément dire que l'on soit doué en géographie.
En bas à gauche: Le choix du design de la moquette de cet hôtel ne me semble pas très judicieux. Mieux vaut être bien réveillé le matin avant de descendre les escaliers.
En bas à droite: Ce passage pour handicapé en Argentine ne doit pas être très souvent utilisé.


Les « Rótulos » du Mexique

4 février 2017 14:48 | Par Safarilogo

Dans mes voyages, lorsque je me promène dans les rues des villes ou quand je suis dans un bus qui m'emmène d'un endroit à un autre, mon œil est très souvent attiré par les publicités, les enseignes, les affiches, les panneaux de signalisation. Cela vient surement de cette chose qu'on appelle « la déformation professionnelle ».

Au Mexique, comme en Asie d'ailleurs, j'ai été étonné de voir comme la publicité, les enseignes et la signalétique sont encore réalisés dans une très large part entièrement à la main. Ici, les peintres en publicité sont encore de véritables artistes et donnent souvent aux enseignes une touche très personnelle et unique. Composées de couleurs très vives, ces enseignes – appelées Rótulos – sont peintes directement sur la façade des murs des bâtiments, eux aussi très colorés.

A l'ère du numérique cette forme d'art est donc encore aujourd'hui très populaire, ceci dû au fait que des lettres peintes à la main restent bien moins chères que des lettres imprimées ou découpées sur un support en bois ou en plastique. Si je vous donne un exemple de prix, vous aurez même du mal à y croire: une ligne classique du genre « A vendre ou A Louer » accompagnée d'un numéro de téléphone peut être peinte sur une façade pour moins de 200 pesos, soit… 10 euros ! Eh oui !


Viva Mexico !

19 décembre 2016 18:02 | Par Safarilogo | Tiré en partie de: Article Armoiries du Mexique de Wikipédia

L'étude des drapeaux et pavillons est le domaine de la vexillologie. Le drapeau représente la « personne morale » d'un groupe ou d'une communauté: une nation, un territoire, une ville, une compagnie commerciale ou un régiment armé. En ce sens, on peut dire qu'ils constituent le sigle précurseur des logos actuels. Comme je me trouve en ce moment au Mexique, je vous conterais l'histoire du drapeau mexicain.

Selon le récit officiel, les armoiries mexicaines ont été inspirées par une légende aztèque concernant la fondation de Tenochtitlan (l'actuelle Mexico). Les Aztèques, alors tribu nomade, erraient à travers le Mexique à la recherche d'un signe divin qui leur indiquerait précisément l'endroit où ils devaient établir leur capitale.
Leur dieu Huitzilopochtli leur avait ordonné de trouver un aigle, perché à la cime d'un figuier de barbarie qui poussait sur un rocher immergé dans un lac. Après deux cents ans d'errance, ils trouvèrent le signe attendu sur une île dans le lac de Texcoco. C'est là qu'ils fondèrent leur nouvelle capitale, Tenochtitlan.

Depuis l'indépendance du pays, en 1821, le drapeau mexicain a connu plusieurs évolutions jusqu'à sa forme actuelle, qui date de 1968. Si les trois bandes verte (l'espoir), blanche (l'unité) et rouge (le sang des héros) ont toujours été présentes, la figure du serpent dévoré par l'aigle qui se distingue sur le rectangle blanc central, a été plusieurs fois modifiée en fonction de l'histoire du pays.


Les jeepneys des Philippines

28 octobre 2016 12:50 | Par Safarilogo | Tiré en partie de: Article Jeepney de Wikipédia

Je voyage en ce moment aux Philippines et une des choses qui m'a vraiment frappé dans ce pays est le nombre incroyable de transports en commun que l'on voit sur les routes, plus que nulle part ailleurs en Asie. Aussi bien en ville que dans les zones rurales, les transports publics sont partout: bus, taxis, mini-vans, tri-cycles et surtout... les jeepneys.

Les jeepneys sont un moyen de transport en commun très populaire aux Philippines et sont réputées pour leurs décorations flamboyantes et le nombre impressionnant de passagers qu'elles peuvent transporter. Ce sont à l'origine des Jeeps abandonnées, données ou vendues à des Philippins par l'armée américaine, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Les autochtones les modifient alors pour permettre le transport de plusieurs passagers. Ils ajoutent des toits en métal pour l'ombre, rallongent leur châssis et les décorent avec des couleurs vives et des ornements de chrome aux goûts de leur propriétaire. Il est dit que pas une seule jeepney ne ressemble à une autre dans tout le pays. Aujourd'hui, les jeepneys modernes sont produites localement par des usines aux Philippines.

La pratique du jeepney reste un élément très folklorique dans toutes les Philippines: le passager hèle le véhicule au passage, il n'y a pas vraiment d'arrêts fixes. Pour descendre, il frappe sur le toit ou crie « Para ! » (stop !) et le prix de la course passe de main en main jusqu'au conducteur qui vérifie, rend la monnaie, tout en gardant un œil sur la route. Les conducteurs rivalisent de virtuosité pour se faufiler dans la circulation, parfois au son d'une sono montée à fond dans le véhicule.

Une jeepney très joliment décorée dans une rue à Manille.

Intérieur d'une jeepney.

Une jeepney en excès de surcharge au sud des Philippines (photo: Keith Kristoffer Bacongco).

En haut à gauche: Une jeepney très joliment décorée dans une rue à Manille.
En bas à gauche: Une jeepney en surcharge au sud des Philippines (photo: Keith Kristoffer Bacongco).
A droite: Intérieur d'une jeepney.


Les formes géométriques cachées dans la nature

24 septembre 2016 14:18 | Par Safarilogo

Un logo est souvent composé de formes géométriques très simples: un carré, un rectangle, un cercle, un triangle, une spirale… Ces formes sont un langage symbolique et universel que chacun peut comprendre et peuvent êtres extrêmement efficaces lorsqu'elles sont appliquées judicieusement à un logo. Mais les êtres humains n'ont pas inventé les formes géométriques, ils les ont découvertes à travers l'observation de la nature.

De nombreuses formes géométriques peuvent être observées dans les plantes, les fruits, les légumes, chez les animaux, les éléments, et même dans le mouvement des planètes. Nous avons juste besoin d'ouvrir les yeux et regarder. Par exemple, si vous tranchez une pomme dans sa transversale, vous y découvrirez un pentagramme (fig. 1), alors que dans un concombre, c'est le triangle et l'hexagramme que vous trouverez (fig. 2). Dans le chou romanesco, vous pouvez voir comment ses fleurs composent une forme géométrique très spéciale, belle, presque parfaite. C'est un exemple très frappant de symétrie fractale que l'on rencontre dans la nature. En géométrie, une « fractale » est un motif complexe où chaque partie d'une chose a le même motif géométrique que l'ensemble. Donc, dans le chou romanesco, chaque fleur présente la même spirale logarithmique que la tête entière, juste miniaturisée (fig. 3).

On peut même découvrir de magnifiques figures géométriques cachées dans le mouvement des planètes, à l'instar de la planète Vénus, où la simplification du tracé géocentrique de son orbite nous révèle un magnifique pentagramme (fig. 4).

L'univers ne peut être compris que si l'on ne s'applique d'abord à en comprendre la langue et à connaître les caractères avec lesquels il est écrit. Il est écrit dans la langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles et autres figures géométriques, sans le moyen desquels il est humainement impossible d'en comprendre un mot. – Galilée

« Soyez insatiables. Soyez fous. »

2 août 2016 12:33 | Par Safarilogo

Steve Jobs est un entrepreneur et inventeur américain et une figure majeure de l'électronique grand public. Il est surtout connu pour être un des 3 créateurs de l'ordinateur Macintosh en 1984, mais est aussi à l'origine du développement de nombreux autres produits technologiques comme le baladeur numérique, le smartphone et la tablette tactile utilisés aujourd'hui par des millions de personnes sur la planète. Le monde de la PAO (publication assistée par ordinateur) lui doit aussi beaucoup: le Macintosh a été le premier ordinateur capable de rendre l'affichage des polices de caractères proportionnelles afin d'optimiser la lisibilité des textes à l'écran. En effet, à l'époque, les ordinateurs n'utilisaient qu'une seule police de caractères qui ressemblait à celle utilisée sur les machines à écrire. Le Mac a rendu possible le choix de tailles, de styles et de polices personnalisées. Les premiers logiciels de dessin et de traitement d'images professionnels comme Adobe Photoshop et Adobe Illustrator ont aussi été conçu initialement pour le Mac qui utilisait un des tout premiers écrans couleur et offrait une grande performance matériel. Microsoft et son système d'exploitation Windows a également repris le principe développé sur les ordinateurs Apple: l'interface graphique et l'utilisation de la souris.

Steve Jobs n'a jamais obtenu aucun diplôme de sa vie. Il s'est inscrit au Reed College dans l'Oregon, mais l'a quitté après six mois. Il est resté à Reed où il a suivi certains cours qui l'intéressaient davantage, comme la calligraphie qui a influencé son intérêt pour la conception et l'utilisation de polices d'écritures sur les ordinateurs Apple. Il dormait volontiers sur le sol des chambres de ses amis, était végétarien et a séjourné 7 mois en Inde durant sa jeunesse. On pourrait dire que c'est un parcours plutôt particulier pour quelqu'un qui a réussi à faire de son entreprise une des plus riches au monde au moment de sa mort.

Steve Jobs résume sa façon d'être dans un discours resté célèbre qu'il a donné devant les étudiants de l'université de Stanford lors de la cérémonie de remise des diplômes en 2005: « Votre temps est limité. Ne le gâchez pas en menant une existence qui n'est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonniers des dogmes, ce n'est rien d'autre que vivre selon les conclusions et les réflexions d'autres personnes. Ne laissez pas le brouhaha des opinions des autres étouffer votre voix intérieure. Et, par-dessus tout, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition: d'une manière ou d'une autre, ils savent ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire. Soyez insatiables. Soyez fous ! ».
Vous trouverez ci-dessous la vidéo du discours en intégralité et sous-titrée en français.


Les peintres en publicité de l'Inde

22 juin 2016 15:49 | Par Safarilogo

Bien que le numérique ai révolutionné les techniques d'impressions sous toutes ses formes, la publicité, les visuels et la signalétique peints à la main occupent encore une très large part dans les pays d'Asie, et en particulier en Inde. J'ai récemment passé 5 mois dans ce pays et, en dehors du changement de mentalité, du mode de vie et de la nourriture, la chose qui m'a vraiment frappé était justement toutes ces enseignes et publicités peintes à la main. Les camions et les bus publics sont aussi entièrement recouverts de décorations, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, et se transforment souvent en véritables œuvres d'art. Les films bollywoodiens ont également été pendant des décennies illustrés par de magnifiques affiches peintes entièrement à la main et décoraient les murs des villes de toute l'Inde.

Enseigne d'un rémouleur entre Mizarpur et Dilli Diwarja, Inde. © Meena Kadri

Affiche d'un film bollywoodien "Abhimaan" (1973).

Logo Coca-Cola entièrement peint à la main, Ahmedabad, Inde. © Meena Kadri

En haut à gauche: Enseigne d'un rémouleur entre Mizarpur et Dilli Diwarja (photo: Meena Kadri) et d'un logo Coca-Cola à Ahmedabad, entièrement peint à la main (photo: Meena Kadri), Inde.
En haut à droite: Affiche d'un film bollywoodien "Abhimaan" (1973).
En bas: Camion décoré à Islamabad, Pakistan.

Camion décoré à Islamabad, Pakistan.


Petite histoire du logo Chupa Chups

15 mai 2016 19:42 | Par Safarilogo

Chupa Chups est une marque de sucettes créée en 1958 par l'Espagnol Enric Bernat, qui voulait créer un bonbon qui ne salisse pas les doigts. Il monta ainsi la petite boule de sucre sur un petit bâtonnet et la nomma Chupa Chups (« suce la sucette »). 11 ans après la création de la marque, alors que Chupa Chups devenait une marque internationale, le besoin se fit sentir de développer un logo plus universel. La tâche fut confiée au grand artiste Salvador Dali. La forme du logo est une marguerite dans laquelle on peut lire le logo « Chupa Chups » très clairement sur l'emballage de chacune des sucettes. Une success-story pour ces sucettes vendues à plus de 4 milliards chaque année à travers le monde.

Le logo Chupa Chups est quasi inchangé depuis sa création en 1958.

Le blason : ancêtre du logo

16 avril 2016 20:42 | Par Safarilogo

Les armoiries, les écus et les blasons sont depuis le Moyen Âge un système d'identification d'un individu, d'une famille ou d'une communauté. En ce sens, ils constituent le sigle précurseur des logos actuels.
L'héraldique est la science du blason, c'est-à-dire l'étude des armoiries (ou armes). C'est aussi un champ d'expression artistique et un élément du droit médiéval. Les règles élémentaires — règles presque millénaires — que définis l'héraldique sur la manière de créer une armoirie sont encore aujourd'hui valables pour la création du logotype. A savoir:

Si dans nombre de logos contemporains, l'inspiration graphique est à chercher dans l'abstraction, le blason n'a pas disparu pour autant. On en retrouve des traces dans nombre de logos connus, particulièrement dans les logos des marques automobiles, de clubs ou d'associations, les brasseries et les groupes de tabacs. Cet usage s'explique par le fait que les blasons et armoiries évoquent des notions de force, de statut, de prestige, de pérennité et d'ancienneté.


Le mal est dans l'œil de celui qui regarde

11 avril 2016 14:20 | Par Safarilogo

Un logo est censé être la représentation graphique de l'activité d'une entreprise ou d'une association. Mais il arrive parfois – par accident et de façon inattendue – que le logo suggère tout autre chose que ce que l'entreprise avait prévu qu'il donne initialement. Voici quelques exemples que je trouve très drôle.

Le logo de l'Institut d'études orientales de l'Université fédérale de Santa Catarina au Brésil représente un soleil levant derrière un temple… ou je me trompe ?

Un designer californien a créé une affiche au design minimaliste pour célébrer la nouvelle année 2016, année du singe dans le calendrier chinois. A bien y regarder, l'année prévoit d'être torride !

Beaucoup de clients pourraient y réfléchir à deux fois avant d'entrer dans un magasin MegaFlicks après avoir lu leur logo.

En haut à gauche: Le logo de l'Institut d'études orientales de l'Université fédérale de Santa Catarina au Brésil représente un soleil levant derrière un temple… ou je me trompe ?

A droite: Un designer californien a créé une affiche au design minimaliste pour célébrer la nouvelle année 2016, année du singe dans le calendrier chinois. A bien y regarder, l'année prévoit d'être torride !

En bas à gauche: Beaucoup de clients pourraient y réfléchir à deux fois avant d'entrer dans un magasin MegaFlicks après avoir lu leur logo.


Le règne de l'Helvetica

5 avril 2016 11:50 | Par Safarilogo | Tiré en partie de: Article Helvetica de Wikipédia

L'Helvetica est une police de caractères créée en 1957 par le graphiste zurichois Max Miedinger. Symbole de la typographie suisse, cette police demeure une des polices les plus utilisées dans le monde. Une étude réalisée au début des années 1980 révéla que l'Helvetica était la police la plus utilisée en France, devant l'Univers (d'origine Suisse également) qui est la plus utilisée dans les pays occidentaux.

Il serait difficile de dresser une liste des marques qui l'utilisent dans leurs logotypes, dans leurs communications. Citons néanmoins quelques exemples de compagnies majeures comme Panasonic, Laurastar, 3M, American Airlines, Lufthansa, Jeep, Toyota, Orange, Saab, Tupperware. C'est également devenu la police d'affichage principale d'Apple qui l'utilise depuis la version 10.10 (Yosemite) de son système d'exploitation sorti en 2014. Pour l'anecdote, la police qui compose le logotype Microsoft est également l'Helvetica même si la société a demandé la création de l'Arial en remplacement en mesure de réduction des coûts.

Cette police d'une grande lisibilité avec son tracé d'une grande neutralité lui permet de se prêter à tous les usages. On la retrouve dans nombre de documents officiels et de signalétiques, partout dans le monde. Max Miedinger l'a dessinée dans un objectif précis: atteindre l'harmonie optique la plus aboutie possible.

C'est une police que j'aime beaucoup et c'est celle que vous voyez s'afficher sur les pages de mon site ! Je me suis amusé à superposer les caractères de l'Helvetica avec le dessin bien connu de l'homme de Vitruve réalisé par Léonard de Vinci dans le livre La divine proportion. On constate que nombre de lignes de force se croisent au même endroit. Il se pourrait donc bien que Max Miedinger ai utilisé comme base les mêmes rapports de proportion que ceux utilisés dans le dessin de Léonard.